Patrimoine à découvrir
Chomérac (Ardèche)

Le patrimoine Au fil de l’eau, au fil de soie… !

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Pour la 33éme édition des journées européennes du patrimoine, la municipalité a mis en place un circuit à suivre en famille « Au fil de l’eau, au fil de soie… »… pour rappeler que la commune était jadis le berceau de la soie en Ardèche au XVIIème siècle….

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La pérégrination s’est effectuée en deux vagues, l’une le matin, l’autre l’après-midi samedi 17 septembre, sous la houlette de Marie-Jo Volle réunissant au total une cinquantaine de personnes.

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Départ de la place du Bosquet avec en guise de « mise en bouche » un rapide historique de la soie à Chomérac. Ensuite direction « La Grande Fontaine » pour évoquer le chemin de la Soie du papillon au moulinage, en passant par le ver à soie, le cocon, la magnanerie et la filature.

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Après avoir parlé de la résurgence dans la Vérone, la visite guidée a suivi le fil de l’eau pour s’arrêter à la première levée qui alimente le canal du Moulin du Seigneur puis à la seconde qui alimente le canal des Jardins et le passage à gué. Pour remonter ensuite par la rue des Jardins en suivant le canal du Seigneur et observer l’écluse et sa réserve d’eau et terminer par la levée de la Royale et son canal de dérivation.

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Le chemin du retour a emprunté la rue du cimetière puis la place du Champ de Mars et la place du Vieux temple pour se terminer en mairie pour y admirer les œuvres de Joseph Vernet qui trônent dans la salle des mariages, une valeur sûre du patrimoine de la commune….

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Un périple de quelques heures qui a intéressé petits et grands… !


Parcours de repérage du patrimoine hydraulique du bassin de Payre

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A l’initiative de Mémoire d’Ardèche et Temps Présent et dans le cadre des Journées européennes des moulins et du patrimoine meulier, un groupe d’une cinquantaine de personnes encadré par Marie-Jo Volle et Philippe Garel a effectué un parcours de repérage des moulins, moulinages et canaux le long de la partie amont de Payre.

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La visite a débuté dimanche 21 mai au matin le matin par la visite du site de la Vignasse à Rochessauve, puis après une halte pique nique vers midi sur le site du Champ de Payre, s’est terminée à Champ-la-Lioure (visite de La Basse, La Haute (aspects techniques), le canal, le béal, l’écluse) par le pot de l’Amitié.


« Ne pas perdre le fil »… avec « La Maison de Jean »…

Mardi soir dans la salle du Triolet devant un public de plus de 200 personnes, Valérie Garel accompagnée de Marie-Jo Volle de l’association « Mémoire d’Ardèche et temps présent » est venue présenter son film documentaire « La Maison de Jean » sorti en 2010 et sélectionné au festival du film documentaire de Lussas la même année.

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Cette projection s’inscrivait dans la démarche « Sur les sentiers du Doc » mise en œuvre par la bibliothèque départementale en étroite collaboration avec « Images bibliothèque, « Ardèche Images » et le pôle « Arts visuels » du département de l’Ardèche. « Ne vous attendez pas à voir un film classique sur les moulinages, dira-t-elle en préambule… C’est plutôt un film intimiste, écrit à la première personne sur mon père Jean Garel, que certains ont bien connu, et sur Champ la Lioure.

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J’ai toujours voulu faire un film sur lui, raconter comment je l’avais perçu et essayer de le faire revivre car j’ai toujours été fasciné par la personnalité de mon père. Je me suis attachée à restituer toute la palette des sentiments que j’ai éprouvés pour lui : de l’enfant ébloui à la petite fille exaspérée, à la jeune fille en colère puis à l’apaisement plus tard… ! »

Un film dans lequel Valérie Garel a rassemblé toutes les images de la famille, scannant plus de 4500 photos certaines datant de 1890, des autochromes, des diapositives, des super 8….

« J’avais envie de montrer les belles images du passé en écho à la déliquescence des lieux maintenant »… dira-t-elle encore avant la projection suivie d’un court débat et du verre de l’Amitié.


Le patrimoine choméracois… Au fil de l’eau, au fil de soie… !

Pour la 32éme édition des journées européennes du patrimoine, la municipalité, sous la houlette d’Emmanuel Coiraton, a souhaité mettre en place un circuit à suivre en famille « Au fil de l’eau, au fil de soie… ».

Une pérégrination pour rappeler que la commune était le berceau de la soie en Ardèche au XVIIème siècle… où plus de 20 moulinages y ont été construits entre Rhône et Coiron… Pour preuve en 1860, plus de 400 ouvriers travaillaient dans les usines de Chomérac !

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Elle s’est effectuée en trois « vagues » successives conduites par Marie-Jo Volle, entre samedi 19 (matin et après-midi) et dimanche 20 septembre (matin) avec la mairie comme point de départ. Direction « La Grande Fontaine » et sa résurgence dans la Vérone pour montrer une des premières fabriques et l’ouvrage réalisé pour apporter la force hydraulique…

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Retour par le vieux village et halte en mairie pour y admirer les œuvres de Joseph Vernet qui trônent dans la salle des mariages, une valeur sûre du patrimoine de la commune…

Ensuite, détour dans la salle du Bosquet pour une exposition de photos d’Hier à la belle époque du moulinage et d’aujourd’hui qui montrent des bâtiments en « décrépitude » mais également des réutilisations réussies réalisée par Edouard Leveugle…

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Et pour terminer la visite de l’usine de moulinage désaffectée de Champ la Lioure où Philippe Garel se consacre actuellement à la reconstitution d’une salle de bobinage.

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Un périple de quelques heures qui a intéressé petits et grands… !


Visite guidée des anciennes carrières de Chomérac

Depuis le 9 juillet et jusqu’au 27 août, chaque jeudi matin à 10h00 au départ du parking de La Vialatte, l’association Paléodécouvertes, en liaison avec la municipalité, organise une visite guidée des anciennes carrières de calcaire marbrier de Chomérac.

Le premier groupe à effectuer ce type de visite a été salué au moment du départ par le Maire François Arsac.

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avant le départ le groupe a été salué par le Maire François Arsac

Composé de Marie-Jo Volle, Joan Thomas et Jean-François Pacaut et placé sous la houlette de l’archéologue Valérie Marrillet, le groupe a visité le site situé dans les Grads, à proximité du village, dans un décor sauvage fait de garrigues et de chênes verts, non loin du site de Baumas, là où pendant des siècles ont été exploitées des carrières de pierre calcaire utilisée pour l’édification de murs, de monuments ou pour l’ornementation de maisons particulières.

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un décor sauvage fait de garrigues et de chênes verts

Après un bref passage dans la « Grotte des enfants », le groupe a terminé son périple par la visite de l’église Saint-Eustache et de ses 16 colonnes « en pierre de Chomérac »….

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Pour en savoir plus :

- Départ à 10h00 parking La Vialatte à Chomérac. (adulte : 7€, enfants : 3.5€, billet couplé avec la visite du musée de Rompon.)

- www.paleodecouvertes.org


Les Carrières marbrières de Chomérac

L’exploitation des carrières est une autre activité phare qui a largement participé à la prospérité de Chomérac.

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Le site verdoyant des carrières en juillet 2015

A l’ouest du village, les petites collines des Grads de relief karstique se terminent en falaises calcaires. Là, ont été exploitées au cours des siècles , une dizaine de carrières. Les plus anciennes, comme celles de la Vialatte et du Baumas étaient proches du village.

Historique

Exploitées sans doute dès l’Antiquité, elles sont utilisées au Moyen- Age sur le plan local.

Mais c’est au XIXème siècle que se situe l’apogée de leur exploitation. A partir de 1830, les aménagements urbains et routiers , puis en 1862 la création de la voie ferrée Privas -Livron donnent une forte impulsion à cette activité .

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Le site des Carrières en avril 1939 (photo : Jean Oisel)

Elles occupaient avant la Grande Guerre et la concurrence du béton armé près de 300 ouvriers carriers dont un bon nombre d’origine italienne. Des noms de patrons carriers sont restés dans les mémoires : Ranc, Quiot, Sicard, Pradelle.... L’extraction s’est arrêtée en 1977 . Elle persiste sur les carrières d’Alissas, prolongement de celles de Chomérac, pour la fourniture des blocs d’enrochement des routes et autres ouvrages du génie civil.

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Les Carrières en 1945 (photo : Jean Oisel)

Caractéristiques géologiques

Les bancs de calcaire exploités, de teinte grise à bleutée sont du Jurassique supérieur, âge Kimméridgien à Thithonien, époque où la mer recouvrait la région entre 180 et 65 millions d’années. Il s’agit donc de sédiments marins très riches en fossiles, de mollusques en particulier, ammonites et rostres de bélemnite.

La pierre de Chomérac est remarquable à plusieurs titres : Elle est extrêmement résistante, très compacte, se taille bien et surtout se prête au polissage, ce qui lui vaut l’appellation de « marbre » qu’on lui donne couramment.

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bloc tallé de la carrière du Baumas (photo : Marie-Jo Volle)

Techniques d’extraction et de taille

La méthode d’extraction utilisée est la technique des « coins forcés ». La rupture de la roche était provoquée en suivant la stratigraphie naturelle. Sur une ligne, à intervalle réguliers, des coins en bois ou en métal étaient enfoncés sur lesquels on donnait des coups violents pour détacher des blocs. Chronologiquement, on peut observer sur les sites une extraction aux petits coins ( bois ou métal) puis une extraction à gros coins métalliques, enfin l’usage d’une perforatrice et débitage à la scie.

L’extraction et le transport exigeaient des efforts considérables pour les ouvriers carriers. Après la création de la voie ferrée, les blocs furent transportés sur des charrettes traînées par des chevaux jusqu’à la gare, soulevant des nuages de poussière.

Les usages

La pierre a été commercialisée au XIXe siècle sous les appellations marbre de Chomérac » ou « Chomérac » .

Son usage représente un véritable intérêt patrimonial à Chomérac, dans les environs, dans tout le Sud-Est de la France et jusqu’à Paris.

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Front de taille de la carrière du Baumas (photo : Marie-Jo Volle)

Quelques exemples significatifs :
- A Chomérac, le donjon du château et les remparts du Moyen- Age, l’église Saint Eustache avec ses 16 colonnes monolithiques, l’escalier de la Mairie ( ancien Hôtel particulier des Grel), les colonnes de la magnanerie des Gaules ainsi que celles du « Café des Colonnes » ;
- Dans la région, au XIXe , fontaines et bassins, ouvrages dont le contact avec l’eau et les intempéries donne à la pierre l’occasion de montrer sa résistance ;
- A Lyon , Bassins de la Place Bellecour, 1855 ;
- Fontaine monumentale de Montélimar, 1878 ;
- Fontaine monumentale de Valence, particulièrement remarquable pour ses quatre vasques qui ont demandé des monolithes de 3,30x3,00x0,45m.
- En « Chomérac » aussi , le pont sur l’Escoutay à Viviers, le pont sur le Lavezon à Meysse, les ouvrages d’art de la ligne de Livron à Privas ;
- A Paris, des devantures de grands magasins sont en « Chomérac »

La pierre a également été choisie pour la construction de grands barrages comme celui de Seyssel en raison de sa grande résistance à l’écrasement et à l’usure

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La grotte de la carrière du Baumas (photo:Marie-Jo Volle)

Le « Chomérac » était particulièrement apprécié pour la production de colonnes , « tant à cause de la possibilité d’obtenir de grandes pièces que pour le caractère sain de la matière utilisée et que pour le caractère décoratif auquel elle se prêtait dans les tailles diverses » disaient les spécialistes.

Outre les colonnes de Chomérac, citons celles de la Basilique de Fourvière, les 12 colonnes de 5 mètres de l’église de Saint Joseph des Brotteaux à Lyon, les colonnes l’Université Pasteur à Lyon...

Enfin, pour mettre définitivement un terme à une légende, précisons que le socle de la statue de La Liberté ,à New York, n’est pas en « Chomérac », mais en pierre du Connecticut.