2015 : Année européenne du Patrimoine industriel
Chomérac (Ardèche)

Evolution du Parc des Fabriques

Quelques recensements industriels effectués au XIXe siècle permettent de situer l’importance du moulinage dans la commune.

Toutefois, on ne mentionnait ordinairement à cette occasion, que les fabriques en activité, si bien qu’il y a toujours une présomption de sous- évaluation à telle ou telle date.

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On sait que l’activité des fabriques pouvait être épisodique et quelques- unes entre elles ont peut- être échappé à l’inventaire opéré à certaines dates.

Le nombre des fabriques en activité est une première base d’analyse, mais d’autres données contribuent à mieux mesurer le poids de cette industrie au niveau local, en particulier, le nombre des personnes employées et aussi le tonnage de matière première traitée, statistique rarement fournie d’ailleurs.

- 1840 :

Huit mouliniers sont recensés. Ils fournissent du travail à 287 employés, cela fait une moyenne de 36 personnes par établissement, ce qui est bien la norme de l’époque.

La modestie de cet inventaire peut surprendre, car il est bien en retrait de ce qui est énuméré dans les états de sections établis trente années auparavant. Sans doute est-ce l’effet d’un certain marasme qui affecte l’industrie moulinière depuis le début des années 1830

Fabrique du Petit ParisienIMG/jpg/Fabrique_Neuve.jpgIMG/jpg/Le_Baumas_et_les_anciennes_carrieres.jpg

- 1860 :

En cette période d’intense activité, le nombre des usiniers est passé à onze ; Quatre d’entre eux ont deux fabriques, ce qui porte le nombre de sites de production à quinze.

Cela signifie que la plupart des usines répertoriées sous le Premier Empire ont retrouvé leur activité à l’exception de certaines qui ont définitivement fermé leurs portes.

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C’est semble-t-il le cas de La Royale condamnée à la paralysie après une décision de justice qui donna raison à des usagers des eaux de la Véronne sur la rive opposée au détriment des usiniers de la Royale.

En dépit de ces défaillances forcées, 433 personnes travaillent dans ce secteur industriel, soit à peu près 29 par fabriques. Là encore on se trouve devant des effectifs ordinaires.

A cette date les mouliniers de Chomérac ouvrent pratiquement 30 tonnes de grège à 69% indigène. Ce pourcentage témoigne de la vitalité de la sériciculture régionale en dépit de la crise qui frappe les magnaneries depuis presque 10 ans.

- 1882 :

Douze fabriques de soie sont encore répertoriées à Chomérac bien que depuis environ cinq années une grave crise secoue l’ensemble de la profession.

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Seuls les mouliniers les plus performants ont réussi à conserver une activité. Si par aventure l’un de ses professionnels compétents contrôle plusieurs usines, c’est autant qui échappe à la tourmente.

Or justement à Chomérac, un seul homme fait « tourner » sept fabriques, c’est Josué Chabert.

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Sans nul doute, la population de Chomérac doit à ce brillant entrepreneur d’avoir conservé du travail malgré la tourmente qui accable toutes les régions moulinières.

N.B. : (Les cartes postales ont été scannées à partir de la collection et avec l’aimable autorisation de Monsieur Edouard Leveugle. Aucune autre reproduction sans son accord)

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